Borné dans sa nature, infini dans ses vœux
l'homme est un dieu tombé qui se souvient des cieux.
A. DE LAMARTINE, Méditations Poétiques
(con tanto di dedica alla prof. Raffaela, maîtresse à vivre – a patto che la legga mai)
Vois les jours où il suffisait de se cacher la tête
et les cahiers tremblants sous tables de lycée
pour être yeux de femme, rues peintes pour la fête
fenêtres écarquillées sur neiges ensoleillées
poésie venait toute seule tombant de nuages bleus.
Chaque rime que j'écrivais nassait toujours dehors
l'adolescent combat de cœur cerveau et couillons
n'était qu'un accident, distraite épreuve de force
l'ennui de l'heure de maths ou celle de religion
étoile d'hiver dont vole l'éclair tous les rayons.
Jamais ne crains mes vœux ni ne fais guerre aux songes
car désormais j'ai appris comment les faire marcher
voici l'enchantement, sommeil de tout mensonge
le ciel paraît bien loin toutefois j'ai ici ma fée
poésie va me conduire là-haut, où j'étais né.